Le semis direct : une technologie avancée pour une agriculture durable au Maroc

Le semis direct est une simplification poussée du travail du sol dont l’idée maîtresse consiste à implanter une culture sans travail préalable du sol, tout en effectuant une ouverture dans le sol pour déposée la semence à la profondeur souhaitée.

Ainsi, le sol n’est pas travaillé, il est maintenu couvert en permanence par une biomasse sèche de résidus végétaux. Le sol retrouve alors son état naturel, sa vie biologique s’anime, sa qualité se redresse, sa fertilité s’enrichit et il devient à l’abri des différentes formes de dégradations.

Le semis direct entraîne une modification complète du système de production dont la fabrication de machines spécialisées pour le semis, la gestion des résidus ainsi que la production d’herbicides adaptés.

SYSTÈME NON LABOUR

Qualité de l’aire

  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • Réduction de l’érosion éolienne
  • Réduction de la pollution

Productivité

  • Amélioration de la structure du sol
  • Contrôle de l’érosion
  • Séquestration du carbone
  • Conservation de l’eau et du sol
  • Aération et perméabilité du sol

Qualité de l’eau

  • Stabilité des décisions dans les opérations agricoles
  • Augmentations et stabilité des rendements
  • Amélioration de la productivité par unité de surface et de temps
  • Amélioration de la productivité par unité d’intrant

Qualité de l’aire

  • Réduction des pertes en eau par érosion et ruissellement
  • Diminution de la charge de sédiments dissous et en débris
  • Réduction de l’envasement des barrages et des structures hydrauliques

Semis direct permet de mieux répondre aux besoins alimentaires de la population

Assurer une production durable capable de subvenir aux besoins alimentaires d’une population en forte croissance et d’améliorer son niveau de vie, tels sont les objectifs du semis direct :

Une perturbation minimum du sol et où l’ultime situation est que les semences et les engrais soient déposés par un passage d’un disque faisant un sillon de quelques centimètres pour déposer la semence et les engrais et les recouvrir par des roues « tasseuses ».
Le maintien d’une partie des résidus en surface fait augmenter l’infiltration et la conservation de l’eau par la réduction de l’évaporation et de l’érosion du sol et conduit aux améliorations des quantités physico-chimique du sol, de son activité biologique et la quantité de carbone séquestrée.
Adoption des rotations culturales qui assurent une gestion intégré des mauvaises herbes, maladies et parasites, une meilleure productivité de l’eau et une diversification du système de production.