Expériences nationales

L’agriculture pluviale devient de plus en plus vulnérable vis-à-vis des changements climatiques. Ces phénomènes se manifestent sur la rive sud de la méditerranée par la rareté des pluies et l’accentuation du caractère aléatoire des précipitations.

Le système de semis direct est la base de l’agriculture de conservation. Ce nouveau mode d’exploitation des ressources naturelles qui sont le sol et l’eau, présente une solution pour surmonter les défis actuels liés à la sécheresse due au changement climatique.

Le semis direct a fait son entrée au Maroc, en 1997 et fait l’objet d’essais d’évaluation et de démonstration chez les agriculteurs.

Ses résultats sont très probants et prometteurs. Ils encouragent sa promotion grande échelle. L’objectif étant de mettre en valeur ses bienfaits socio-économiques et environnementaux pour son extension dans les différentes zones pédoclimatiques du pays, notamment les zones subhumides, semi-arides et arides.

En effet, les résultats ont montré qu’il était possible de stabiliser le rendement par l’adoption du semis direct et le choix d’une rotation. La conservation de 80 à 100 mm d’une année de jachère à l’année de culture de céréale assure un apport d’appoint qui permet de dépasser des périodes de stress hydrique du milieu ou de fin de cycle.

La mesure de la productivité de l’eau ou quantité de manière sèche produite par millimètre d’eau, montre qu’on peut produire 7,1 kg/mm/ha en semis direct contre 5,4 kg/mm/ha lorsqu’on laboure avec le pulvériseur à disque.

Après quelques années de semis direct, la qualité physico-chimique du sol se trouve améliorée : augmentation de la matière organique, séquestration du carbone et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Meknès

Dans le cas où la pluviométrie ne fait pas défaut, pendant les premières années, les rendements sont comparables entre le semis direct et le semis conventionnel. En cas de pluviométries moyennes, le semis direct permet une stabilité des rendements à un niveau supérieur par rapport à ceux réalisés par la méthode conventionnelle.

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Sidi Kacem

Le semis direct des céréales a été introduit au niveau des Domaines Sidi Kacem durant la campagne agricole 2005 – 2006. Pour les deux premières années le semis direct a été conduit sur 10 ha. Pour la campagne 2007/2008, cette technique a été reconduite sur pas moins de 500 ha.

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Settat

En 2007, quelque 900 ha des superficies réservées à la céréaliculture ont été retenus pour la réalisation d’une expérience pilote de semis direct. Unique en son genre au Maroc, cette expérience a fait l’objet d’une convention entre le Centre d’aridoculture dans les régions arides et semi-arides de Settat et l’Organisation arabe d’investissement et de développement agricole.

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